⁢d. Mais, à partir de cette formation, que faire ?

Chacun doit et peut œuvrer avec les autres et pour les autres, suivant sa situation concrète, simple citoyen, père ou mère de famille, travailleur, homme politique, entrepreneur, animateur social ou culturel, tous peuvent et doivent.

L’instrument premier de l’action est le dialogue, on l’a bien compris. Et personne n’est a priori exclu de ce dialogue.⁠[1]

d’autre part, le temps est particulièrement propice. Ce n’est pas un hasard si, au début du XXIe siècle, nombre d’ouvrages et d’initiatives se sont référés au bien commun⁠[2] dans le sens où l’entendaient Aristote et Thomas d’Aquin car beaucoup d’auteurs confondent bien commun et intérêt général.⁠[3]


1. « L’Evangélisation implique aussi un chemin de dialogue. Pour l’Église, en particulier, il y a actuellement trois champs de dialogue où elle doit être présente, pour accomplir un service en faveur du plein développement de l’être humain et procurer le bien commun : le dialogue avec les États, avec la société -qui inclut le dialogue avec les cultures et avec les sciences- et avec les autres croyants qui ne font pas partie de l’Église catholiques. » François, EG, n° 238.
2. Nous évoquerons plus loin les nombreuses études actuelles consacrées à la pensée du P. Fessard qui a approfondi la notion de bien commun. En dehors de ce champ, on peut, par exemple, citer : Que reste-t-il du bien commun ?, in Ethique publique, 2004, vol. 6, n° 1 ; MINNERATH Roland, Doctrine sociale de l’Église et bien commun, Beauchesne, collection Le Point théologique n° 62, 2010 ; sous la direction de DIJON Xavier et NDONGMO Marcus, L’éthique du bien commun en Afrique, L’Harmattan, 2011 ; FLAHAULT François, Où est passé le bien commun, Mille et une nuits, 2011, Pour une conception renouvelée du bien commun, in Etudes, 2013/6, pp. 773-783 ; LASIDA Elena, Des biens communs au bien commun. Une lecture économique de la pensée de l’Église, in Transversalités, 2014/3, pp. 65-76 https://www.lesedc.org/pensee-sociale-chretienne/bien-commun/ ; Collectif, Pour le bien commun, Salvator, 2017. Même l’extrême gauche s’intéresse à la notion de bien commun telle qu’elle est définie dans la pensée de l’Église. En témoignent les articles publiés, en France, sur le site de Midi insoumis, populaire et citoyen : http://www.gauchemip.org/spip.php?article25420 du 30 juillet 2019 et http://www.gauchemip.org/spip.php?article25402 du 21 septembre 2019.
3. Un exemple entre mille où « la recherche du bien commun » est définie comme « la recherche collective de l’intérêt général » (BRIEY Laurent de, Le sens du politique, Essai sur l’humanisme démocratique, Mardaga, 2009, pp. 251-252). L’auteur reconnaît certes la nécessité pour une société de se construire autour de valeurs communes mais leur choix « relève de l’autonomie collective ». qu’entend-il par là sinon que « seule la discussion démocratique doit déterminer les valeurs adoptées par la communauté. L’autonomie collective n’implique pas la promotion d’un ensemble de valeurs propres ç une tradition culturelle ou religieuse particulière. C’est au débat politique qu’il revient de déterminer les valeurs dans lesquelles la communauté se reconnaît. Cela n’exclut pas, cependant, que des valeurs inspirées par des convictions religieuses soient défendues par certains au sein de ce débat. » (Id., p. 255). L’auteur, docteur en philosophie et maître en économie, dirige le Cepess (Centre d’études politiques, économiques et sociales du parti CDH) et est chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain.
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