⁢ii. Une autorité réelle

Ces limites étant posées, récapitulons les rôles indispensables de l’État.

On pourrait se contenter de la définition donnée jadis par J. Maritain qui présentait l’État comme « cette partie du corps politique dont l’objet principal est de maintenir la loi, de promouvoir la prospérité commune et l’ordre public et d’administrer les affaires publiques »[1].

Mais il est bon de préciser quelque peu en indiquant ce qui a déjà été développé et ce qui le sera dans les tomes suivants.

On peut dire que la tâche essentielle de L’État est de défendre et promouvoir le bien commun comme nous l’avons vu et comme le suggère le Catéchisme : « L’autorité ne s’exerce légitimement que si elle recherche le bien commun du groupe considéré et si, pour l’atteindre, elle emploie des moyens moralement licites »[2]. « Si chaque communauté humaine possède un bien commun qui lui permet de se reconnaître en tant que telle, c’est dans la communauté politique qu’on trouve sa réalisation la plus complète. Il revient à l’État de défendre et de promouvoir le bien commun de la société civile, des citoyens et des corps intermédiaires ».⁠[3]


1. L’homme et l’État, Puf, 1953, p. 11.
2. CEC, n° 1903. Nous reviendrons sur la licéité des moyens plus loin.
3. CEC, n° 1910.
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